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« Moment d’intimité » à la Tour des Templiers

Dans le cadre (revisité) de l’exposition consacrée aux Artisans du Parcours des Arts et de leurs partenaires, j’expose la photographie ci-dessus intitulée « Un moment d’intimité… » à la Tour des Templiers à Hyères (Place Massillon) du 02 juin au 13 septembre 2020.

Une exposition sur le thème : « Chez vous, émoi »

J’ai donc choisi de prendre le thème au pied de la lettre et de proposer cette image créée dans les années 1990. Cette photographie a été réalisée à l’époque dans ma chambre. La jeune fille, une danseuse professionnelle, était d’une grande beauté et il était vraiment difficile pour le timide jeune homme que j’étais, de ne pas en pincer au moins un peu pour elle 🙂 🙂 🙂

La photographie a été prise sur film au gélatino-bromure d’argent, peut-être avec un Nikon F3 HP (le numérique a ce moment-là était balbutiant et le matériel hors de prix). La pellicule était une Kodak T-Max 400/135 développée certainement dans de l’Ilford ID-11. Je me suis trompé sur la date notée sur le tirage, ce n’est pas 1999, mais plutôt 1993 ou avant, j’avais donc 28 ans ou moins à l’époque lorsque j’ai fait cette photographie noir et blanc. J’ai ressorti ce négatif de mes archives récemment pour cette exposition, afin de le numériser et de le retravailler sur PC. Le tirage (excellent) jet d’encre pigmentaire sur papier à base de coton est le travail du laboratoire photo Carnoulais www.tirage-art.com.

« Chez vous, émoi », exposition (reportée) du 02 juin au 13 septembre 2020 des Artisans du Parcours des Arts et de leurs partenaires. Tour des Templiers, Place Massillon à Hyères, de 10h à 13h et de 14h à 17h du mardi au samedi, sauf jours fériés. L’accès est limité à 20 visiteurs en simultané (COVID-19).
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Choisir un photographe… Pas facile !

Votre projet nécessite une création photographique et vous hésitez à faire appel à un professionnel, vous en avez tellement entendu sur la question… « Appuyer sur un bouton, ce n’est quand même pas si sorcier ! ».

Bien définir ses besoins et ses attentes.

Les disciplines dans lesquelles les photographes sont appelés à intervenir sont particulièrement vastes… Et comme personne ne peut être excellent dans tous les domaines, la photographie aussi est affaire de spécialistes. Si vous avez un besoin particulier (il l’est forcément) : de la photographie aérienne ou sous-marine, du reportage de mariage, du pack-shot, de la photographie de peinture (repro), du portrait, etc., et que vous attendez un résultat précis, alors oui, envisagez sérieusement de collaborer avec un spécialiste, un photographe qui possède l’expérience et le style qui conviendront à votre projet.

Si votre priorité est de trouver un photographe « low cost », c’est que vous n’envisagez pas une collaboration récurrente ou sur le long terme avec ce professionnel. La seule qualité qui vaille à vos yeux, c’est son prix ! Si tel est votre attente (et nous ne vous jugeons pas), nous vous indiquerons plus loin quelque astuce pour parvenir efficacement à vos fins.

Aubin, mon fils adoré (Rennes). Quand l’émotion est là, le photographe doit être prêt, quelles que soient les conditions de lumières, sinon c’est perdu à jamais ! Photographie réalisée sur film au gélatino-bromure d’argent moyen-format (6×6). Mamiya C330F + 135mm f/4.5.

Chercher un photographe (via le web)

Votre objectif devrait être dans un premier temps de trouver un/des photographe(s) qui propose(nt) une « écriture » ou un style qui vous plaît et un savoir-faire qui conviennent à votre projet.

Chercher un photographe spécialiste sur internet n’est pas compliqué, il suffit de 3 mots clés à entrer dans un moteur de recherche : « photographe » + « nom de la spécialité recherchée » + « nom de votre ville ou de votre département ou de votre région ». Choisissez le nom d’une grande ville située à proximité du lieu où doit se dérouler votre projet/événement. Plus la spécialité recherchée est rare1 Pour un photographe de mariage vous n’aurez pas à chercher bien loin (votre ville), car l’offre est plus que saturé. plus vous devrez élargir votre zone géographique de recherche (département voire région) pour trouver la perle rare et vous donner un peu de choix aussi…

Fiez-vous à votre instinct et au besoin, si vous en ressentez la nécessité, prenez un avis éclairé auprès de personnes impliquées dans les arts plastiques (pas forcément photographe d’ailleurs).

Que regarder en premier ? Les photos bien entendu (nous y reviendrons plus bas) mais aussi l’aspect général du site web, car il en dit long sur la motivation du professionnel à bien faire son travail jusqu’au bout2Si la qualité des livrables est votre motivation première..

Une fois que vous avez trouvé 3 à 4 références de photographes qui ont un style qui vous séduit, nous vous conseillons de rencontrer en personne chacun des prestataires visés, car dans ce métier la relation client est capitale.

Le ou les rendez-vous ne se déroule(nt) pas obligatoirement dans un local dédié, un atelier studio en ville par exemple, car peu de nos confrères en disposent3Disposer d’un vrai studio photo en ville n’est plus accessible au commun des photographes. Pour notre part, nous avons la chance de bénéficier d’un programme de redynamisation du centre-ville d’Hyères financé par l’Europe qui nous a permis d’accéder à ce « luxe ». Sans cela, ce rêve nous aurait été difficile d’accès…, ils travaillent pour la majorité d’entre eux depuis leur domicile. Profitez de ce premier rendez-vous pour saisir la personnalité et les motivations de votre interlocuteur.

Faut-il privilégier un photographe qui exerce son activité à plein temps ? Sans trop nous avancer, nous pouvons affirmer que de nos jours la majorité écrasante des photographes déclarés exercent leur activité photographique comme complément de revenus d’une activité de salariée (qui les occupe tout le reste de la semaine). Si votre projet est la création d’une et une seule photographie de qualité pourquoi pas. Si le livrable attendu doit contenir plusieurs dizaines de photographies de très bonne qualité, quoiqu’ils vous affirment, ces photographes « intermittents » n’auront pas le temps matériel de traiter vos images comme il se doit, ni le temps d’ailleurs de se former régulièrement pour garder un niveau de prestation élevé.

Agriculteur, Pierrefeu-du-Var. Photographie réalisée sur film au gélatino-bromure d’argent moyen-format (6×6). Hasselblad 500 CM + Carl Zeiss Sonnar 150mm f/4.

Cerner la personnalité du photographe, c’est important aussi !

Dès qu’il y a obligation de résultat, et c’est le cas de la photographie professionnelle comme de tout autre secteur professionnel, la pratique de la photographie se corse vraiment, et dans des proportions difficiles à imaginer pour le néophyte ! En théorie cela devrait imposer une certaine humilité de la part du photographe devant votre demande… Un photographe qui tente de forcer une commande en employant le verbe haut doit vous alerter sur ses réelles compétences ! Les fortes personnalités ne manquent pas dans la profession4Pour beaucoup, c’est une question de survie et… d’orgueil mal placé, et vanter son travail de manière péremptoire sans avoir une réputation bien établie (c.-à-d. qui dépasse largement votre cercle de relations) est rarement bon signe… Ne vous laissez pas impressionner, comme toujours, les « forts en gueule » font toujours in fine, de mauvais professionnels.

Les points qui doivent vous interpeller s’ils sont mis en avant, car ils ne valorisent pas les qualités intrinsèques du photographe :

  • « Regardez comment mes photos sont très belles » ! Un photographe n’a pas à vous dire, sur un ton catégorique ou non, que ses photos sont belles ! C’est un privilège qui vous revient et c’est à vous et à vous seul, sans qu’il vous y invite, de dire (ou de ne rien dire) si ses photographies vous plaisent ou non.
  • « J’ai un super appareil ou un super matos qui fait de très belles photos » ! Peu ou prou, nous sommes tous équipés de la même façon… La différence ne se fait donc pas par le « super matos » mais bien par le savoir-faire, le style, la motivation du photographe…
  • « Je suis super passionné ou super sympa (ou les deux)… » Tiens donc, les autres photographes seraient des peaux d’vaches un brin « je m’en foutiste » ? Pas sûr que ce soit bon pour leur business…
Boudiou, qu’il a grandi ce petit……. Canon Eos 1N + 40mm f/2.8. Réalisée sur film au gélatino-bromure d’argent (Ilford Delta 400 poussée à 800 iso).

Le diable se cache dans les détails ! Où comment se faire une idée assez précise des savoir-faire en jeu ?

La lumière, le juge de paix ! Devant une situation à problème (assez courante au demeurant), que peut poser par exemple la lumière directe du soleil éclairant un couple de mariés à la sortie de leur cérémonie5Mairie + église = beaucoup de stress et un maquillage qui aura eu le plus grand mal à y résister, conséquence : la peau des visages brille…, il existe 3 types de photographes :

  1. Celui qui a conscience du problème et qui a des solutions à proposer ;
  2. Celui qui a conscience du problème et qui n’a pas d’autre solution à vous proposer que de le contourner quand c’est possible ;
  3. Celui qui n’a pas conscience du problème, mais qui a un super « matos » qui fait de super belles photos (et en plus il est hyper sympa) !

Passons le point 3 qui concerne la très grande majorité de l’immense famille des photographes low-cost…

Quel est ce problème ? La gestion des très hautes lumières (écrêtage).

La gestion de ce type de problème (hautes lumières surexposées que l’on appelle aussi : hautes lumières écrêtées6Dans le même registre, on peut écrêter les basses lumières aussi, les ombres si vous préférez.) impose des connaissances pointues tant à la prise de vues qu’en postproduction. La première d’entre elles est la capacité du photographe à repérer le problème le plus en amont possible afin de prendre la meilleure décision au bon moment. Il doit ensuite impérativement réaliser sa prise de vues dans un format de fichier professionnel (les fameux fichiers RAW) qui lui permettra par la suite d’affiner le résultat en postproduction (la retouche photo ou le développement du négatif numérique si vous préférez). Ne vous leurrez pas, cette façon de travailler est forcément chronophage et donc assez coûteuse, mais c’est la seule qui soit réellement professionnelle7Ce workflow est rarement le fait de photographes exerçant leur activité en complément d’une autre activité salariée à temps plein le reste de la semaine (pour ce qui concerne cet exemple). Nous pouvons vous l’assurer.

Le mariage de Laurence, fin juin à 15h à Hyères par une chaleur étouffante. Photographie réalisée sur film au gélatino-bromure d’argent moyen-format (6×6). Mamiya C220 + 80mm f/2.8.

Notez que ce problème d’écrêtage ne se pose pas en photographie argentique (négatif), car l’alliance du négatif et du scanner est redoutable d’efficacité dans la gestion des très hautes lumières (pour qui maîtrise ce flux de production bien entendu).

Comment ce problème se caractérise-t-il sur l’image ? Restons dans l’exemple de la photographie de mariage. Les mariages se déroulent en général aux beaux jours. Ici en Provence les beaux jours sont synonymes de « soleil de plomb et de chaleur écrasante ! ». Ajoutez à la chaleur, le stress bien compréhensible de la situation et immanquablement les visages des mariés se recouvrent à minima d’une fine couche de transpiration (même bien maquillés). Cette couche de transpiration ne manquera pas, régulièrement, et en fonction des conditions d’éclairement, de donner des points et des aplats brillants d’un blanc pur tout à fait disgracieux sur le front en particulier, mais pas seulement (le nez est aussi un très bon « candidat »). Ces taches blanchâtres se caractérisent le plus souvent par un contour net avec la partie du visage qui ne brille pas. C’est donc franchement visible. Il s’agit bien là de ce qu’on appelle un phénomène de lumières écrêtées, c.-à-d. de lumières sans relief ou « matière » et sans coloration parce que le photographe dépasse tout simplement à cet endroit précis du visage, les limites de surexposition supportées par son capteur numérique.
Dans une certaine mesure, ce problème peut être récupéré en postproduction à la condition expresse que le photographe enregistre ses images au format professionnel .RAW (expliqué plus haut) et que la surexposition reste toutefois modérée à cet endroit (si la prise de vues est faite au format jpeg, l’affaire est fichue car il n’existe plus aucun espoir de « rattrapage » en postproduction)… Notez qu’une conversion « hasardeuse » en noir et blanc d’un portrait comportant des hautes lumières écrêtées ne fait qu’aggraver le problème…

Il est possible de limiter l’apparition de hautes lumières écrêtées en sous-exposant légèrement la photo lors à la prise de vues, à la condition là aussi, qu’une postproduction musclée soit effectuée après photo par photo, sinon les visages clairs deviennent mats, les visages mats deviennent sombres, les peaux noires… et la robe de la mariée si elle est blanche, perd son tout éclat…

En quoi la maîtrise de la gestion des hautes lumières vous éclaire-t-elle dans votre recherche d’un photographe ?

Les photographes sont des communicants, ils savent camoufler leurs faiblesses pour mieux mettre en valeur leurs points forts et c’est bien naturel. Sauf qu’à un moment donné quand on cherche à vous faire prendre des vessies pour des lanternes, cela porte forcément préjudice à l’ensemble de la profession !

Restons sur la photographie de mariage et tirons-en un constat dans vos recherches d’un photographe professionnel spécialisé :

  • un photographe qui présente dans son book de nombreuses photos avec des zones écrêtées sur les visages éclairés par une lumière directe (ou non…) est certainement quelqu’un de très sympa et aussi équipé d’un matériel qui fait de très bonnes photos (c’est de l’ironie). En fait vous avez affaire à un photographe qui pratique son « art » en tant que professionnel occasionnellement aux beaux jours le samedi après-midi. Il n’a pas conscience du problème que posent les très hautes lumières. Et comme il « shoote » en .JPEG pour gagner du temps sur la post production parce qu’il n’a pas le temps de retravailler ses images en semaine, le résultat est un vrai jeu de massacre (à fuir si la qualité du livrable compte pour vous) ;
  • Un photographe qui présente dans son book (papier ou internet) des images presque toujours faites sans la lumière directe du soleil et seulement un très petit nombre de portraits réalisés sous la lumière directe du soleil doit vous alerter. Il a manifestement conscience du problème posé par les hautes lumières, mais il n’a pas à ce jour trouvé la solution pour le régler. Cela dit, vous avez déjà à faire à un professionnel averti. Important : Demandez à voir un reportage complet, réalisé dans les conditions lumineuses qui devraient être les vôtres lors de votre futur événement et observez bien si sa manière de gérer les hautes lumières vous convient ;
  • Vous avez compris que celui qui présente des photographies réalisées sous la lumière directe du soleil, en quantité, avec des hautes lumières très claires et nuancées, maîtrise son sujet.

Pourquoi ce papier au ton volontiers acidulé ?

Nous vous avouons, que nous sommes fatigués par tout ce qu’il se passe et tout ce qu’il se dit autour de la photographie professionnelle particulièrement quand cela sort de la bouche de « confrères » qui feraient mieux de se former et de se remettre en question plutôt que de parader (avec leur « extraordinaire » appareil photo autour du coup). Comme la grande majorité de nos confrères, même si nous ne le clamons pas à toutes les lignes, nous aimons profondément et sincèrement notre métier (que nous exerçons à temps plein depuis 1991).

Photo en attaque de l’article : Gente Dame « anonyme » costumée lors de fêtes médiévales à Pierrefeu-du-Var. Photographie réalisée sur film au gélatino-bromure d’argent moyen-format (6×6). Hasselblad 500 CM + Carl Zeiss Sonnar 150mm f/4.

Pour du low cost pensez plateformes web de mutualisation façon « bougez pas on va vous tirer les prix vers le bas ! » :

Comment trouver rapidement et facilement un photographe « low cost » ?
Rien de tel qu’une plateforme internet dédiée (nous ne citerons pas de nom pour ne pas leur faire de la pub en plus) ! Ces plateformes spécialisées autour de la photographie pour certaines et sur les métiers de la communication pour d’autres sont là avant tout, et c’est légitime, pour générer des revenus, pas pour aider telle ou telle profession (comme elles le revendiquent toutes, la main sur le cœur). Les revenus générés le sont tous le plus souvent, sur le même modèle économique : vendre coûte que coûte à l’internaute de passage, une prestation, peut importe laquelle ni avec quel professionnel, car elles se rémunèrent en partie sur commissions. Certaines plateformes fortement spécialisées (mariage au hasard), ne se gênent pas pour demander une participation très élevée aux professionnels inscrits. nous pouvons vous assurer qu’en tant que photographe, vous avez sacrément intérêt à vendre un maximum de reportages pour rentrer dans vos frais (premier coup de pression…).
Vous souhaitez obtenir des prix les plus bas possible ? Vous allez voir, c’est enfantin ! Sélectionnez sur l’une de ces plateformes un photographe qui propose un travail qui vous convienne dans une gamme de prix de 800 € pour un mariage, puis utilisez le formulaire pour lui demander un devis ! C’est tout ! La plateforme va s’occuper de faire baisser les prix en envoyant aussi votre demande à un ensemble de photographes (moins chers que celui que vous aurez retenu). C’est parfaitement « dégueulasse » pour le prestataire qui paie pour être présent sur la-dite plateforme, mais c’est comme ça qu’elles font baisser les prix. Avec les réponses en main, vous n’aurez plus qu’à en rajouter une louche en mettant les photographes sous pression par une mise en concurrence avec des enchères inversées… Sachez qu’ils sont beaucoup trop nombreux sur ces plateformes (ils le savent aussi) et qu’ils ont une participation élevée à récupérer, alors ils doivent vendre coûte que coûte… Vous allez être étonnés des gains obtenus, nous vous l’assurons ! Soyez convaincus qu’à la sortie vous allez avoir un photographe certes « pas cher » c’est sûr, mais pas motivé du tout aussi et c’est humain… Vous délivrera-t-il en échange une prestation simplement correcte ?

Un conseil : si vous n’avez vraiment pas d’autre choix que de faire des économies sur votre photographe de mariage, demandez à un(e) ami(e) de réaliser votre reportage s’il(elle) est convenablement équipé(e). Vous obtiendrez un livrable pas professionnel à la sortie, c’est sûr, mais au moins vous n’aurez rien payé et en plus vous aurez la garantie que votre reportage aura été fait avec attention. Ce sera toujours mieux que de payer quelqu’un de très sympa certes, mais qui au final n’aura rien à faire de votre commande.

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Jouer avec un fichier photo issu de l’argentique

Confiné ? Je vous propose de passer un moment agréable et sans bourse délier ! Ce petit exercice était initialement destiné aux seuls élèves de mon École photo, mais finalement, j’ai décidé de l’ouvrir à toutes les personnes désireuses de s’amuser ou de découvrir la retouche numérique d’une photographie argentique (c’est assez « dépaysant »)…

Ce jeu n’a aucune limite dans le temps, vous pouvez vous y coller quand ça vous chante (et sans devoir vous inscrire ni vous signaler).

Vous pouvez employer le logiciel de votre choix pour retoucher à votre guise cette photo !

Respectez le copyright même si vous remaniez l’image très en profondeur, l’auteur est et reste moi-même. N’oubliez pas d’indiquer le copyright comme suit quand vous partagerez votre travail avec vos amis sur vos réseaux sociaux (pas d’utilisation commerciale) : « copyright : F. Joncour 2020« , vous pouvez ajouter après le copyright la mention : « retouche Mon Prénom Mon Nom » (à remplacer par votre prénom et votre nom bien entendu). N’oubliez pas aussi dans la mesure du possible de mettre un lien avec votre publication qui pointe vers cette page, merci.

Jouez le jeu jusqu’au bout et partagez votre vision !

Une fois la photo reprise selon vos envies (vous ne serez ni « jugé » ni noté), renvoyez-moi votre interprétation (en 800px pour le plus grand côté à 72 dpi et en JPEG « only ! ») accompagnée d’un commentaire m’expliquant votre démarche et l’outil que vous avez utilisé pour retoucher cette photo. Votre vision sera publiée ici même, avec votre commentaire dans la galerie prévue à cet effet…

Je vous présente « La grimpette » (rien à voir avec la « gripette »)… Une photographie réalisée au mois de mars 2020 juste avant notre mise en confinement. Cette image se trouve au bout du bout d’un rouleau de film 135, soit la 36e et dernière photo de la pellicule, car oui, il s’agit bien d’une photographie argentique.

Les particularités de l’argentique numérisé !

Comme vous pouvez le constater, la photographie numérisée présente un aspect très laiteux. Il s’agit d’une numérisation en 16 bits niveaux de gris1 ce qu’on propose de mieux à l’heure actuelle pour la numérisation de film NB.. Peu ou prou, cela ressemble malgré tout à ce qu’un boîtier numérique produit lorsqu’il enregistre l’image au format RAW, à cette différence près que la plupart des logiciels de traitement d’image ne vous le montrent pas2 à l’exception de quelque logiciel tel Darktable. (Photoshop®, Lightroom®, etc.). Une première interprétation étant appliquée lors de l’importation en prenant plus ou moins en compte les algorithmes du constructeur du boîtier.

Quelques écueils à surveiller de près… Attention au réglage de la netteté, il s’agit ici d’un film de 400 iso (Ilford Delta 400), même si cette pellicule est réputée avoir un grain fin (et c’est bien le cas), vous risquez d’être surpris, car c’est incomparable avec ce que peut offrir un boîtier numérique moderne à cette sensibilité ! Plus vous triturerez la netteté (comme un cochon), plus vous exploserez le grain…
Attention à la poussière (le cauchemar de Michel), quoiqu’avec cette image vous êtes gâtés, il y en a assez peu au final (ha les joies de l’argentique) !
Vous l’aurez deviné, pour sortir du contraste dans cette image, il va falloir lui rentrer dedans ! Ce n’est pas spécifique à cette image, car c’est le cas en général de toutes les photographies argentiques numérisées en 16 bits niveaux de gris. L’usage de masques et autres calques devient rapidement indispensable…
À retenir, le noir et blanc supporte très bien la coloration (virage, coloration partielle, etc.) 🙂

Un grand photographe américain3 Ansel Adams ou Edward Weston. disait « le négatif c’est comme une partition musicale, on peut jouer les mêmes notes de manière complètement différente » ! La version proposée en en-tête de l’article est une vision « standard », il s’agit d’un tirage de lecture amélioré (car j’ai utilisé des masques). C’est pour vous montrer (pour les sceptiques) qu’il est possible d’envisager quelque chose à partir d’une pareille soupe à la grisaille…

Faites selon votre inspiration and have fun ! J’attends vos retours que je posterai dans la galerie ci-après avec votre commentaire.

Votre façon de voir « La grimpette »…

F. Joncour rapido, rapido… Pour les amoureux du noir et blanc argentique, notez que j’ai écrit un livre sur la question, « Le Zone Système noir et blanc », conseils techniques et préface de Claude Tauleigne, en vente (24 €) sur ma boutique en ligne ou sur place à l’atelier aux jours et horaires d’ouverture (réouverture après le confinement).

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La vannerie selon Kim Anh le Thi

«Un brin c’est tout ! » propose des objets tressés, des paniers, des bijoux, des luminaires, etc., avec des matériaux nobles et naturels.

C’est à l’occasion d’une publication touristique que Kim Anh LE THI « Un brin c’est tout ! » m’a demandé de réaliser une série de photographies de sa production artisanale de sacs et autres mobiliers en osier brut et travaillé. Ces photographies ont été réalisées ici dans mon atelier du 4 B rue Rabaton à Hyères.

Les enjeux du pack-shot1comme de tout autre type de prise de vues B2B :

Qu’est-ce qu’une prise de vues photo « pack-shot » ? Le pack-shot est une façon « standardisée2 l’éclairage et le décor (un fond uni) ne changent pas durant toute la prise de vues » de photographier toute une série d’objets. Le but est de photographier dans un délai court et avec une très grande fidélité des couleurs, un nombre important d’objets, le tout pour un coût de production modéré par photo. La destination première des images produites lors d’un pack-shot est l’illustration de catalogues produits (papier, numérique ou web), les relations presse, l’édition de fiches techniques et autres notices…

  • Valoriser la production industrielle et artisanale (ventes/marges). De la même manière qu’on a l’air moins « couillon » de se présenter à un entretien d’embauche correctement habillé, présenter ses produits à ses clients/partenaires avec des images réellement professionnelles laisse une toute autre impression dans la négociation qui s’engage.
  • Développer l’image de marque (relations presse et communication). Ce point rejoint le précédent. Allez donc convaincre la presse de parler de vos produits avec un dossier photo médiocre… Hors un article de presse bien rédigé par un journaliste a toujours des retombées qui sont sans rapport en termes de retour sur investissement (ventes / notoriété), qu’une publicité. Aux yeux du public (comme des vôtres), la parole d’un journaliste est forcément plus crédible que celle d’une « publicité ».
  • Se positionner par rapport à la concurrence. Montrez ses muscles, ça impressionne toujours ! Et pas seulement les clients, les concurrents aussi ! Apporter la preuve via sa communication, qu’on sait se donner les moyens de ses ambitions est forcément intimidant. On appelle ça d’ailleurs : « souffrir la comparaison ». Les grandes entreprises l’ont bien compris et elles ne se gênent pas d’appuyer sur ce point là quand elles sont mises en concurrence contre des TPE/PME ou d’autres grands comptes négligents sur leur communication…

« Un brin c’est tout ! », rue de Limans 83400 Hyères.

L’habit ne fait pas le moine…

Le pack-shot exige du photographe, comme pour tous types de prises de vues photo professionnelles, une certaine créativité, de réelles compétences techniques en matière d’éclairage, de prise de vues, de postproduction, etc. L’équipement ne fait pas tout même si bien entendu il est utile d’être bien équipé 3peu ou prou, les photographes professionnels sont tous équipés de la même façon….

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Offre photo pour les municipales de 2020

Les 15 et 22 mars 2020 auront lieu sur tout le territoire français, les premier et deuxième tours des élections municipales. Les habitués des joutes électorales savent combien il est important de soigner leur image lors de ces rendez-vous cruciaux…

Trois offres de prises de vues photos professionnelles (numérique/couleurs) sont proposées ci-dessous aux candidats. Elles couvrent l’essentiel de leurs besoins et sont réalisées par mes propres soins1 J’apporte mes compétences en tant que photographe, rédacteur et conseiller en communication politique auprès des candidats aux élections et des collectivités de la région PACA depuis 1989..

IMPORTANT : Les tarifs sont communiqués seulement sur devis et sur demande expresse de la tête de liste ou de son représentant légal : mandataire financier, directeur de campagne ou directeur de la communication.
Remises accordées en fonction du nombre de modules réservés : -20% si deux modules retenus, -30% si 3 modules retenus.

1. Portrait du candidat tête de liste (in-situ)

Une prise de vues d’une heure maximum en lumière naturelle vous est proposée dans la commune où vous vous présentez. Le plus grand soin est apporté à ces prises de photos. Plusieurs poses (en buste, en pied, en portrait serré, etc.) en différents lieux vous sont proposées. Après sélection avec le candidat ou son représentant de la ou des photos retenues (idéalement par visionnage sur mon PC à Hyères), une postproduction approfondie pour améliorer l’impact de votre image sur le public est réalisée (par mes soins là aussi). Attention, il ne s’agit pas de vous refaire une beauté en « bidouillant la réalité » mais bien de donner un impact et une visibilité maximale à votre image en jouant sur les lumières, les contrastes, la colorimétrie, la profondeur de champ, etc. Les photographies vous sont livrées sous forme de fichiers électroniques avec une cession des droits en bonne et due forme. Comptez 2 à 4 jours maximum après la prise de vues photo pour obtenir vos fichiers.

2. Photo de groupe (liste entière)

Une prise de vues photo (20 min max) de votre équipe réalisée en lumière naturelle vous est proposée dans la commune où vous vous présentez. Après sélection de la photo retenue, une postproduction approfondie (lumières, contrastes, colorimétrie, profondeur de champ, etc.) pour améliorer l’impact de votre image sur le public est réalisée. La photographie vous est livrée sous forme de fichier électronique avec une cession des droits en bonne et due forme. Comptez 24 à 48 heures maximum après la prise de vues photo pour obtenir votre fichier photo.

Attention : Prenez soin de bien rassembler toute votre équipe le jour « J » de la prise de vues, car l’ajout d’un absent par photomontage dans la photo du groupe, entraîne un surcoût (et du retard).

3. Portrait de chaque colistier (trombinoscope)

La représentation photographique de chaque candidat de votre liste sur vos supports de propagande1 se révèle souvent être une bonne idée, car elle permet à nombre d’électeurs de votre commune d’y découvrir des personnes qu’elles apprécient sans forcément les connaître par leur nom…
La prise de vues photos avec éclairage flash de studio dure le temps qu’elle doit durer, tout dépend en fait du nombre de colistiers sur votre liste. Comptez entre 2 à 3 min par candidat en moyenne. Les prises de vues peuvent se faire ici à l’atelier ou sur le lieu de votre choix (studio photo mobile). Les photographies sélectionnées le sont immédiatement après chaque portrait (par effacement des images non retenues). Ensuite, une postproduction précise (lumières, contrastes, colorimétrie, profondeur de champ, adoucissement des contours du visage, etc.) est effectuée dès les jours suivants dans mon atelier. Les photographies vous sont livrées sous forme de fichiers électroniques avec une cession des droits en bonne et due forme. Les fichiers photo sont disponibles sous 4 jours maximum.

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L’École Photo (Hyères) prépare sa rentrée 2019…

Transférée de Carnoules à Hyères début novembre 2018, l’École photo à vu le nombre de ses élèves augmenter significativement depuis. Un deuxième cours ouvre donc cette année le samedi matin (en plus du de l’habituel cours du vendredi matin).

Les deux cours s’adressent à des photographes motivés et prêt à faire tous les efforts nécessaires pour progresser encore et toujours…

2 heures de cours par semaine d’octobre à juin…

Les enseignements sont (presque) identiques le vendredi et le samedi matin. Seule différence, la matinée (9h-11h) du samedi matin est plutôt destinée aux débutants sur le logiciel de postproduction Adobe Lightroom et aux actifs.

Qu’est-ce qu’on apprend à l’École Photo de Hyères ?

Au programme en matière de prise de vues, les points suivants sont travaillés, le cadrage/composition, l’optique, les programmes de prise de vues (PSAM), l’exposition et le système de mesure, la mise au point, la température de couleur (balance des blancs), etc.

Sur la partie postproduction, c’est essentiellement le développement de fichier RAW sous tous ses aspects qui est vu, c-à-d les techniques les plus importantes à connaître pour donner à son image, un impact beaucoup plus fort.
Les élèves du samedi matin étudieront en priorité au premier trimestre, les parties essentielles à la maîtrise de base de Lr, c-à-d l’import des images, le classement, les techniques d’éditing et l’export des photos en fonction des usages (tirage d’expo, réseaux sociaux, etc).

Renseignement & inscription auprès de F. Joncour (voir contact)

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« Nuits blanches » du 18 juillet 2019 à Hyères

Cela s’impose comme une tradition désormais ! La Ville de Hyères célèbre en partenariat avec les commerçants de la ville et les artisans du Parcours des Arts, les nuits blanches tous les jeudis de l’été, du 11 juillet au 22 août 2019 (braderie).

C’est la fête au moins jusqu’à 23h !

Pour ma part, les jeudis « Nuits blanches », je vous accueille dans mon atelier au 4 bis rue Rabaton dès 17h et jusqu’à au moins 23h. Si vous avez entendu parler de mon atelier, c’est le moment de venir me rencontrer pour une discussion à bâton rompu sur la photographie noir et blanc 🙂 ou tout simplement pour vous renseigner, découvrir, etc.

Parkings gratuits de 19h à minuit…

Ça, c’est la cerise sur le gâteau ! Profitez de la possibilité qui vous est offerte pour garer votre véhicule gratuitement dans les parkings de la ville de 19h à minuit !!! Plus aucune raison de ne pas venir nous rendre visite 🙂 🙂 🙂

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Photographier le patrimoine en fin de journée

« Un stage photo gratuit offert et organisé par la ville de Hyères »

Dans le cadre de l’exposition photo (Mystérieuse beauté) sur le patrimoine Hyérois vu par Michel Eisenlohr (photo ci-dessus)- en cours jusqu’au mois d’octobre à la Tour des Templiers – la ville d’Hyères vous offre deux stages photo1 dont un le 1er août (de 18h30 à 20h30) animée par moi-même, sur la prise de vues du patrimoine sous la lumière d’une fin de journée d’été.

Rendez-vous à la Tour des Templiers à 18h30. La soirée démarrera par la visite de l’exposition photo de M. Eisenlohr qui a produit un travail remarquable sur le patrimoine Hyérois. Ensuite nous partirons dans la partie haute de la ville traquer la lumière de fin de journée (jusqu’à 20h30).

Ce stage est ouvert aux photographes de tous niveaux, quelque soit leur équipement.

Comment s’inscrire à ce stage photo ?

Rien de plus simple (et en plus, c’est totalement gratuit) ! Soit vous vous rendez à la Tour des Templiers (place Massillon), aux horaires d’ouverture, soit vous vous inscrivez directement par téléphone au 04 94 42 21 45.

Attention, ne tardez pas à vous inscrire, seules 15 places sont disponibles et un certain nombre est déjà réservé…

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Le Parcours des Arts fait sa fête !

Du 5 au 7 juillet 2019, le Parcours des Arts à Hyères fête l’été, la plage, les vacances, etc.

Toute la journée des vendredi, samedi et dimanche, jusqu’à 23h, des animations, concerts, démonstrations, expositions vous sont proposés. Les ateliers du parcours sont bien entendus ouverts aussi toute la soirée…

Que se passe-t-il dans mon atelier de photographie d’art ?

Une exposition de photographies noir et blanc réalisées sur film argentique vous est proposée. Essentiellement des vues de Hyères et une collection de natures mortes signées et numérotées. Le matin, de 9h30 à 12h (contre une participation de 25 €), une visite photographique vous est proposée dans la partie médiévale de la ville, la partie haute. Il s’agit de balades informelles, appareil photo1 en bandoulière (et à l’œil avant tout).

Enfin, si vous aimez simplement discuter de photographie, alors n’hésitez pas à venir converser, les échanges entre passionnés, ça a toujours du bon 🙂 🙂 🙂

Bon Weekend en fête à toutes et à tous à Hyères-les-Palmiers .

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Balades photographiques (Hyères et ses environs)

Tout au long de l’année, Frédéric Joncour vous propose sur rendez-vous et par groupe d’au moins 3 adultes, ses visites photographiques de la haute ville de Hyères.

En quoi consistent ces balades photographiques ?

Il s’agit de visites d’une durée de 2 heures où le photographe vous emmène découvrir, sous un angle photographique, les sites et monuments les plus remarquables de la haute ville de Hyères-les-Palmiers, soit essentiellement la partie médiévale de la cité.

Pendant la balade, vous avez tout loisirs de prendre les photographies de votre choix et de bénéficier en plus des conseils de Frédéric (photographe professionnel depuis 1991).

Le départ de la balade se fait tout au long de l’année sur rendez-vous et par groupe d’au moins 3 adultes, depuis l’atelier de Frédéric Joncour, au 4 bis rue Rabaton à Hyères. Elle démarre à 9h pour se terminer, toujours à l’atelier, à 11h. Vous pouvez suivre ces visites avec tout type de matériel, du smartphone au réflex professionnel. Notez qu’il s’agit bien de visites agrémentées de conseils pour vous aider à progresser dans la prise de vues photo « souvenirs » de monuments et de sites architecturaux, pas d’un « vrai » stage photo ! 🙂

Pour participer à l’une de ces visites, inscrivez-vous soit en appelant au 06 62 71 56 97, soit en nous écrivant soit en visitant notre boutique en ligne. La participation par adulte est de 25 Euros et de 10 Euros pour les enfants accompagnés (moins de 12 ans).

A très bientôt

Frédéric